Des plantes pour filtrer les eaux usées

Lorsque la connexion à un réseau collectif est impossible, la mise en œuvre d’une solution individuelle d’assainissement est indispensable. Alternativement aux filières traditionnelles, la phyto-épuration par filtres à bambous ou roseaux est une solution écologique et efficace.

Les eaux usées (grises et vannes) sont collectées et dirigées vers une fosse « toutes eaux » où elles subissent un prétraitement sous l’action des bactéries anaérobies. Les eaux sont alors dirigées au travers de filtres plantés de végétaux.

L’oxygène produit par photosynthèse dans les feuilles est restitué par les racines permettant le développement de bactéries aérobies, capables de se nourrir de matières polluantes. Ces bactéries fixées aux racines des végétaux décomposent les dépôts accumulés en éléments solubles dans l’eau et nutritifs pour les plantes. Ce procédé d’épuration biologique s’autoalimente et s’autorégule littéralement. L’eau ainsi filtrée peut être récupéré pour l’arrosage du jardin.

L’installation se résume à la construction d’un bassin étanche, rempli de pouzzolane et/ou de gravier, planté de roseaux, de bambous, de joncs, de menthe aquatique, d’iris des marais, de plantain d’eau, …

L’entretien se résume à une fois par an, au début du printemps, à faucarder le massif.

En superficie, il faut compter 20m² pour une famille de 5 personnes.

Pour l'assainissement non collectif (cas des moins de 20 équivalent-habitants), c'est le maire qui assure le rôle de police de l'eau. Il transmet d'abord le dossier d'assainissement autonome aux services techniques (SPANC), qui émettent un avis consultatif favorable ou non. Dans le cas d'un avis défavorable, le maire peut malgré tout accorder le permis de construire et l'assainissement proposé.





Source www.ruralinfos.org